5 erreurs à ne pas commettre au Maroc

Quand on débarque à l’aéroport de Casablanca, rentrée principale du pays pour les africains subsahariens, il y a vraiment lieu de comprendre qu’on a changé de monde et que l’on n’est plus à Abobo, Bouaké, Bamako, Niamey, Libreville ou Kinshassa.

Nous n’allongerons pas cet article, il faut juste comprendre qu’il y a des erreurs à ne pas commettre au risque de les regretter amèrement. En réalité, il en existe plusieurs mais donnons ces cinq premiers.
 
Croire au premier taximan ou taxieur, dites ça comme vous voulez.
Je veux juste mettre en garde que le tout premier taximan qui vous accueille et vous propose son service, ne lui croyez pas. Ne l’abandonnez pas non plus sans savoir quelque chose: demande – lui le prix (le transport qu’il vous propose). Sans le vexer, vous pouvez lui proposer le tiers de ce montant ou le le quart. C’est à dire, quand il vous demande 200 dirhams, dites-lui que vous n’avez que 50 dirhams. Essayez un second, proposez là-bas exactement 50 dirhams. Enfin, vous avez une idée, décidez – vous.
Pour éviter tout cela, renseignez – vous suffisamment avant de bouger.
 
Emprunter un bus de transport sans se renseigner au préalable sa destination.
Tous les bus ont un trajet, un code ou numéro correspondant à leur zone de transport. On saute pas dans un bus comme à Conakry où la ville s’étend de l’est à l’ouest. Si vous tombez dans cette erreur vous risquez de vous retrouver dans un quartier que vous n’avez jamais connu. Tout le monde descendra et vous serez toujours à l’attente de voir votre destination.
 
Ignorer qu’il peut toujours avoir un policier près de vous.
On n’est pas à Balabala Mbarambara à Bangui, ici les policiers sont partout. Ils ne sont pas forcément en tenue. Alors il faut se méfier de commettre des petits délits ou infractions en pensant que la population civile est vraiment civile. Il faut avoir à l’idée que sur 10 personnes, une au moins est policier ou agent secret.
 
Employer l’expression berbère à amajir
Je vais évoquer une anecdote, un jour, je discutais chaleureusement avec une camarade marocaine. Elle m’a dit qu’elle était amazigh. J’avais déjà entendu parler des amazigh. Je savais bien aussi que c’est ce peuple très ancien de l’Afrique du Nord qu’on appelait berbère. Alors pour montrer à ma camarade que j’avais compris j’ai demandé implicitement, « tu es berbère n’est-ce pas? ». A cette question, j’ai senti un malaise dans ses yeux et elle ne s’est pas retenue pour m’avouer : « on ne dit pas berbère, on dit amazigh ». Curieux, j’ai demandé pourquoi et sa réponse« le mot berbère est une transformation de barbare, c’est vulgaire et insultant. Donc nous préférons amazigh ». Employez amazigh pour désigner votre camarade berbère au Maroc, c’est plus courtois et plus poli.
 
Faire confiance à tous les subsahariens parce noirs comme vous
D’abord tous les noirs ne sont forcément subsahariens. Il y a des marocains encore plus noirs que vous n’imaginez; il ne faut pas oublier aussi les haïtiens et certains touristes noirs d’Europe sont noirs.
Ce n’est pas le plus important. Je parlais de confiance. Ne faites pas confiance à tous les subsahariens en pensant que le noir est toujours votre frère. Au Maroc, nombreux font leurs business et d’autres sont dans une galère extrême, donc pour l’argent, votre frère noir peut être le plus grand traître que vous n’ayez jamais connu.
 
Pose – moi une question et ayez une approche de réponse. Je m’efforcerai de vous donner mes analyses et celles des expérimentés que je contacterai.
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