A PROPOS

NOTRE HISTOIRE

Au lendemain de la publication du reportage de Nima Elbagir du CNN sur des migrants noirs « vendus et esclavagisés », le monde ne découvrit qu’une infime partie du calvaire maghrébin. En réponse, des déclarations furent faites, des dénonciations suivirent, des enquêtes se promirent et chacun de sa manière condamna cette pratique anachronique. Nous créâmes African Migrants Associationship for the DREAM/AMAD. La passion s’empara de tous et nous (activistes des droits humains) passâmes à côté des véritables questions.

C’était, dira-t-on la face visible de l’iceberg. En réalité, le pire c’est au-delà de la vente ou de l’esclavagisme. Des milliers de jeunes migrants et étudiants subsahariens en souffrent. L’AfriMaghreb autrement dit les Africains du Maghreb ne renvoie pas qu’à la discrimination raciale ou aux autres formes de ségrégation, c’est également le noir contre le noir, le malien contre le malien, le sénégalais contre le guinéen inversement, le burkinabè contre lui-même, les centrafricains contre eux-mêmes : la victimisation continue même quand le problème est soi.

Voilà ainsi deux problématiques qui échappent à deux différents types d’observateurs :

  • Les Observateurs passionnés panafricanistes pensent que « des subsahariens sont victimes de discrimination au Maghreb» .
  • Les Observateurs xénophobes résument au fait que « les subsahariens se victimisent simplement au Maghreb ».

AfriMaghreb est la synthèse de ces deux équations ayant pour dénominateur commun l’Africain en un mot. Créé de la volonté de communiquer sur la situation d’une communauté, AfriMaghreb est l’œuvre de blogueurs africains ayant pour vocation de relater les réalités du Maghreb.

NOTRE MISSION

A partir de nos articles, nous voulons évoquer l’Afrique, nous voulons parler de la Libye, du Maroc, de la Tunisie et de l’Algérie ; mais aussi de l’Egypte. Le concept AfriMaghreb est né de la volonté  d’aborder le Maghreb pour les communautés subsahariennes. Nous sommes animés de l’ambition sincère d’informer, de conseiller, d’assister et de faire parler ces milliers de subsahariens ayant choisi l’immigration ou les futurs candidats pour quel que motif que ce soit. Chaque jour, ce sont des centaines de nouveaux venus qui s’installent au Maghreb pour des raisons distinctes. Etudiants, migrants clandestins, chômeurs ou travailleurs, AfriMaghreb se préoccupe « à apprendre à vivre le Maghreb » d’une part, et servir de canal d’expression d’autre part.

Nous nous sommes assignés pour missions de :

  • Informer de la situation des noirs africains venus du sud de Sahara ;
  • Communiquer avec eux sur leurs intégrations : obstacles et acquis ;
  • Dresser un bilan de la situation subsaharienne pour les candidats au voyage ultime;
  • Assister à l’intégration, l’hébergement et l’acquisition de renseignements fiables;
  • Favoriser plusieurs cadres de dialogue au sein de la diaspora subsaharienne avec l’hôte maghrébin ;
  • Inciter à l’entrepreneuriat au Maroc, en Algérie, en Tunisie ou en Libye et en Afrique noire (moyen contre l’immigration clandestine) ;
  • Servir de media au cœur des événements de divertissement et de formation ;
  • Servir de source d’informations aux médias internationaux et locaux sur les questions discriminatoires, raciales, migratoires des africains.

NOTRE EQUIPE

AfriMaghreb est un large réseau de 27 collaborateurs reliés à une équipe dirigeante de 3 responsables. Nous sommes étudiants des facs, travailleurs des centres d’appel, travailleurs et stagiaires d’entreprises privées marocaines, tunisiennes et algériennes, ouvriers des chantiers du Sud d’Alger et de Tripoli, migrants de Libye, d’Alger et du Maroc, habitants des camps de migrants en Italie et Espagne, sous-employés en Sicile et détenus des goulags libyens. Si vous souhaitez rejoindre cette communauté de correspondants d’AfriMaghreb, vous serez la bienvenue. Cliquez ICI.

Nos responsables

Je suis Mara Ansoumane Mory, blogueur et community manager. Aujourd’hui co-administrateur d’AfriMaghreb. Mon constat de chaque jour, au Maroc, m’anime à m’engager dans le blogging. De loin, en Tunisie, en Algérie, en Libye, l’on me rapporte quasiment les mêmes réalités.

Toutes les fois que j’aperçois un subsaharien au Maghreb, je trouve en lui quelque chose à dire aux autres. Croyez-moi ! J’y vois, celles qui se battent inlassablement dans leurs petits salons de coiffure, ceux qui réussissent en restauration et d’autres dans le commerce, ceux qui vont quotidiennement à l’Université. J’en trouve aussi ceux ou celles qui s’achètent à vil prix, ceux qui magouillent et arnaquent, ceux mendient, ceux et celles qui étudient sans apprendre, ceux qui dorment à la belle étoile. J’en ai connus, j’en ai vus ceux que l’on discrimine mais aussi ceux qui se victimisent et accusent, banalement, le racisme… Toutes ces questions m’interpellent et me donnent envie d’en parler.  Voilà ce qui me pousse à écrire, avec mes frères et sœurs qui, résolument, sont animés de la même volonté. Nous formons une belle équipe issue de toutes les sociétés subsahariennes et maghrébines avec pour but de rapprocher de la réalité subsaharienne au Maghreb.


Je suis Cheick Amad, Directeur des publications d’AfriMaghreb et Secrétaire Général d’AMAD (African Migrants Associationship for the DREAM). Je vis en Algérie où après mes études, j’ai cherché à intégrer la société. Cela m’a ouvert des opportunités et me permet chaque jour de connaître davantage le peuple algérien. Racisme fait aux noirs, discriminations subies par des étudiants et étudiantes, arrestations arbitraires et expulsions forcées, restauration et hébergement ainsi que l’emploi, voilà entre autres les sujets qui constituent nos principales  thématiques.


Je m’appelle Aya Ouédraogo, étudiante en Master dans une école de journalisme à Tunis. Directrice de production d’AfriMaghreb, je suis persuadée que le combat de la liberté du noir peut aboutir à deux conditions : mettre fin à sa victimisation quotidienne et travailler durement comme les autres. Nous avons l’obligation d’agir mais nous sommes également tenus à investiguer, à dénicher la vérité et à la vulgariser. Nous sommes aussi tenus d’évoquer pour ceux ou celles qui choisissent le Maghreb (comme destination) la réalité subsaharienne et les conditions de vie. Nous sommes enfin tenus de dire qu’au Maghreb comme en France, aux USA, en Russie, en Chine ou en Corée, aucun monde n’est sans petits esprits : la discrimination est l’œuvre de ceux qui pensent bas.

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