Bourses d’études : les étudiants guinéens du Maroc tirent la sonnette d’alarme (Communiqué)

L’Association des Stagiaires, Etudiants et Élèves Guinéens au Maroc (ASEGUIM) lance, à nouveau, un cri de cœur à l’endroit de l’Etat guinéen. Dans un communiqué relayé sur les réseaux sociaux, la Commission Bourse de l’ASEGUIM interpelle les autorités chargées des questions de bourses « à faire montre d’effort et de compassion » à leur égard.

Rappelons qu’à la même période de l’an dernier (16 juillet 2018), les étudiants guinéens au Maroc avaient assiégé l’Ambassade de Guinée à Rabat. Ces manifestations s’étaient soldées à des violences entre étudiants et policiers marocains, et firent des blessés.  Nous vous proposons, in extenso, ce dernier communiqué en date du 16 juillet 2019.

Communiqué de presse

« Par le présent communiqué, nous, la Commission Bourse de l’Association des Élèves, Étudiants et Stagiaires Guinéens au Maroc (ASEGUIM), demandons aux autorités compétentes de faire montre d’effort et de compassion pour que nous obtenions nos compléments de bourse dans les meilleurs délais.

A défaut de quoi, nous serons dans la légitime obligation d’utiliser d’autres moyens en notre disposition.

Il nous semble, en effet,  inutile de rappeler que nous, boursiers guinéens de l’étranger, du Maroc en l’occurrence, menons un véritable parcours de combattant. Et pour cause, depuis les années 1980, nos pécules sont de 50 pauvres dollars par mois. Par conséquent, totalement décalés par rapport au coût de la vie ici.

Aussi, en dépit de son caractère minuscule, le retard de ces compléments de bourse nous pénalise au sens littéral du terme. Précisons par exemple que, sinon la totalité, mais bien des gens parmi nous viennent des familles, financièrement, pas aisées. Assez souvent, au quotidien, on se retrouve malheureusement à gager nos biens afin d’avoir quoi se mettre sous la dent ou quoi payer en guise de transport, de loyer, factures d’électricité, et la liste continue.

C’est dire que nos conditions d’études (performance scolaire, etc.) et de séjour dépendent fortement de la consistance et de la régularité de ces compléments de bourse.

Nous osons compter sur la compréhension et la compensions des autorités en charges des questions boursières. »

Casablanca, le 16 Juillet 2019
L’équipe de la Commission Bourse

Cheick Amad
Contact Rédaction : afrimaghreb@gmail.com

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