Communautés subsahariennes au Maroc : les ONG s’activent dans l’assistance et l’information

Plusieurs dizaines de ressortissants d’Afrique subsaharienne ont pris part ce samedi à la journée d’information et de remise de dons initiée par la FASED, l’ARIM, FEEDME Fondation avec la participation de la mission évangélique MEV-VIE. Organisée dans la ville touristique de Marrakech où une forte communauté réside, la journée a servi de cadre pour interpeller les immigrés sur les conditions d’une intégration réussite, l’impérieuse nécessité d’adhérer aux associations et l’avenir du migrant subsaharien au Maroc. Les participants ont reçu entre autres des lots constitués de sacs de riz, huile, habits, fournitures scolaires, eau minérale, savons, eau de javel…

Du rôle des ONG auprès des subsahariens

Dans son message de bienvenue à la Force Africaine pour la Solidarité, l’Education et le Développement (FASED), Serge Gnaihi, Président des ressortissants ivoiriens de Marrakech a mis l’occasion à profit pour rappeler la genèse de son organisation et ses préoccupations. « C’est votre association. Nous allons profiter de l’occasion pour vous demander de rentrer en contact avec les membres. L’ARIM a pour but d’œuvrer à votre bien-être, vous aider à vous insérer ici dans le tissu social, vous aider dans tout ce qui est formalité administrative » a-t-il expliqué.

En dépit du nombre important des subsahariens dans les villes du royaume, leur participation aux activités des ONG reste faible. Dans son allocution, Idriss Traoré, représentant de la FASED à Marrakech a rappelé la nécessité pour les communautés à répondre aux invitations, à s’informer et apprendre à se connaître. « Il y en a parmi vous qui ne savent pas nous donnons des formations gratuites. C’est dommage ! » a-t-il regretté.

Du complexe d’infériorité rimant avec manque d’informations des immigrés

Au Maroc, les organisations et efforts en faveur des immigrés subsahariens se multiplient pendant que leur implication demeure peu remarquable. Par rapport à ce geste humanitaire qui a consisté à partager des vivres, Idriss Traoré a précisé « qu’on ne fait pas les dons aux personnes parce qu’elles sont en difficulté, non.  J’ai constaté qu’il y a des certaines personnes lorsqu’on parle de dons, elles sont complexées. Ce n’est parce qu’à la maison, on n’a pas à manger, on n’a pas d’habit. Considérez que c’est un rendez-vous de donner et recevoir. »

Poursuivant, la représentante de la Fondation FeedMe et membre du bureau exécutif de la FASED, a mis l’accent sur les conditions d’une bonne intégration. Partant de son expérience vécue au Maroc, Namaro Fofana a évoqué l’obligation pour chaque subsaharien et subsaharienne à s’informer, se former et s’adapter aux règles régissant le royaume.

« Quand on quitte chez soi pour venir chez les autres, il y a des lois à suivre. Même chez toi, dans ta petite maison quand tu as un visiteur, tu lui imposes tes lois donc quand tu es chez les gens, tu suis leurs lois » a-t-elle expliqué.

Revenant sur la question de formation pour terminer, la coordinatrice a fait savoir que la FASED dispose d’environ 4000 formations, fruit des efforts de Sa Majesté à intégrer les subsahariens.  « Mais quand on vous dit, venez-vous former, vous dites, ‘’non, nous, nous voulons boza’’ (aller en Europe dans le langage des migrants NDLR). Aujourd’hui en Europe, même si tu dois balayer, on te demande une formation. »

Aya Ouédraogo.  

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