Convertir un marocain est un fait délictuel. Voilà ce que dit l’article 220.

Naturellement, notre bonne relation avec une personne peut nous emmener à des changements importants soit chez nous ou l’autre. Autrement dit, le sentiment, l’affection, la confiance entre êtres humains peuvent pousser à accepter entre eux les valeurs des uns des autres. Sauf qu’au Maroc, vous êtes mis en garde contre la conversion d’un musulman (marocain) à une autre croyance (chrétienne, juive, bouddhiste…)

Quiconque, par des violences ou des menaces, a contraint ou empêché une ou plusieurs personnes d’exercer un culte, ou d’assister à l’exercice de ce culte, est puni d’un emprisonnement de six mois à trois ans et d’une amende de 200 à 500 dirhams. Est puni de la même peine, quiconque emploie des moyens de séduction dans le but d’ébranler la foi d’un musulman ou de le convertir à une autre religion, soit en exploitant sa faiblesse ou ses besoins, soit en utilisant à ces fins des établissements d’enseignement, de santé, des asiles ou des orphelinats. En cas de condamnation, la fermeture de l’établissement qui a servi à commettre le délit peut être ordonnée, soit définitivement, soit pour une durée qui ne peut excéder trois années. (Code pénal article 220)

Sans être juriste, vous avez sans doute compris cette disposition de la loi pénale. On ne doit pas tenter ce qui est déjà un fait délictuel. Vous pourriez certes avoir une très bonne relation amicale ou professionnelle avec un(e) marocain(e) mais vouloir l’envoyer à renoncer à sa foi de musulman vous est interdit.

Par contrainte ou quelle que raison soit-elle, se rendre coupable de cette infraction est passible de peine allant jusqu’à trois ans.

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