Le Maroc, une autre France en Afrique

Aujourd’hui comme hier, la France est un grand carrefour des intellectuels noirs. Elle a, à ce titre, été le berceau de plusieurs mouvements culturels parmi lesquels l’inoubliable NEGRITUDE de Senghor, Cesaire, Damas, Diop etc. C’était l’épicentre de la classe intellectuelle d’Afrique, des Antilles et même des exilés d’Amérique séquestrés par le racisme.

Malgré le recule des universités françaises dans les classements mondiaux des meilleures universités au cours de cette décennie, la France continue à garder tout de même son statut de Point Zero de l’Elite Noire francophone. Cependant du jour au jour, les conditions d’accès à ses universités se durcissent ainsi que les procédures d’obtention de visa pour les étudiants d’Afrique noire. Une impérieuse politique sélective bâtie sur des facteurs comme le niveau académique et les moyens financiers des candidats. Elle met dorénavant moins de bourses à la disposition de ses anciennes colonies et surtout moins d’accompagnement.
 
Cela laisse un profond fossé dans l’enseignement des anciens Etats d’AOF et d’AEF (Afrique occidentale française et Afrique Equatoriale française) qui se fait progressivement boucher par le Royaume du Maroc.
Le Maroc a, de plus en plus, amélioré son système éducatif depuis l’an 2000 à travers la mise en oeuvre de sa Charte Nationale d’Education et de Formation initiée par le défunt Roi Sa Majesté HASSAN II. Ensuite, le Royaume a réussi à développer une coopération bilatérale avec ces Etats d’Afrique noire, orphelins de la mère France. On peut lire cette volonté dans la politique extérieure du pays.

C’est ainsi qu’à travers l’Agence Marocaine de Coopération Internationale (AMCI), le Maroc met en œuvre des programmes de coopération en faveur des pays partenaires, en particulier ceux d’Afrique subsaharienne.
Nombreux sont de nos jours des étudiants ressortissants du Sénégal, du Mali, de la Côte d’Ivoire, du Gabon, de la Centrafrique, du Niger, de la Guinée etc. qui bénéficient d’une bourse de 89 dollars US/mois de l’Etat marocain. Équivalent de 750 dirhams, ce soutien permet aux pays subsahariens de ne fournir qu’un peu d’effort de leur côté pour faciliter la formation de leurs étudiants au Maroc.
 
Par ailleurs, dans un autre volet de la coopération sud-sud du Maroc, certains pays subsahariens sont dispensés de toutes formalités de visa pour renter au Maroc; parmi eux, le Sénégal, Guinée, Côte d’Ivoire, Mali, Niger, Congo. Quant aux autres, ces formalités qu’elles concernent ou non les études sont de plus faciliter. Par conséquent, le Royaume connaît aujourd’hui un grand flux des subsahariens; et chaque années, ils arrivent en vagues pour soit étudier, travailler, ou transiter pour l’Europe.
 
Si hier, tous les étudiants noirs subsahariens n’avaient de seul rêve que poursuivre leurs études en France, aujourd’hui cette réalité a visiblement changé vu la pauvreté et les démarches complexes. Nombreux se sont tournés vers le Maroc et oublier le rêve de SORBONNARD puisque les universités marocaines deviennent des nouvelles références en Afrique francophone. Le pays de sa Majesté également ouvre ses portes de plus en plus grandes, ce qui permet d’y migrer sans trop se casser la tête avec CAMPUS FRANCE.
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